Au Burkina Faso, le karité est l’un des principaux produits agricoles d’exportation après le coton et l’anacarde. Dans le pays, le gouvernement mise sur l’industrialisation pour améliorer la contribution de la filière à l’économie.
Au Burkina Faso, la filière karité accueille un nouvel acteur industriel étranger. Le jeudi 28 août, le groupe indien Manorama Industries, spécialisé dans la production et la commercialisation de matières grasses et de beurres végétaux, a signé un protocole d’accord avec le Bureau national des grands projets du Burkina (BN-GPB), pour implanter une unité de production de beurre de karité.
L’annonce a été faite par Ashish Saraf, président du groupe indien, dans un communiqué relayé par les médias locaux, qui précise que son projet dans le pays ouest-africain sera porté par une filiale locale nouvellement créée et baptisée Manorama Burkina Industries SA.
Déjà en mai dernier, une délégation du groupe Manorama avait été reçue par le ministre burkinabè du Commerce pour discuter et explorer les opportunités de collaboration ainsi que les facilités que l’État burkinabè pourrait offrir dans le cadre de cette implantation industrielle.
Si les détails concernant la capacité de production et la date de démarrage des travaux n’ont pas encore été communiqués, ce projet devrait contribuer à renforcer l’industrie locale et redresser les exportations de beurres de karité à terme.
Cet investissement s’aligne notamment sur la stratégie mise en œuvre par le gouvernement burkinabè pour industrialiser et renforcer la chaîne de valeur du karité dans le pays. En effet, le Burkina Faso interdit, depuis septembre 2024, l’exportation des noix de karité sous forme brute, en vue de rendre disponible l’amande de karité utilisée comme matière première par les unités industrielles de transformation au niveau national.
Cette décision intervient dans un contexte où les exportations burkinabè de beurre de karité ont baissé de 14,35 % en moyenne par an entre 2020 et 2023, passant de 22 700 tonnes à 12 215 tonnes, d’après les données compilées par l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD). Dans le même temps, les expéditions d’amandes de karité ont grimpé de 19,37 % en moyenne par an sur la même période, passant de 104 700 tonnes en 2020 à 212 600 tonnes en 2023.
Stéphanas Assocle
Édité par Wilfried ASSOGBA
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